
Cette archive emploie le vocabulaire courant des collectionneurs de disques. Comme ce jargon, largement issu de l'anglais, peut sembler complexe ou abstrait, cette page en explique les principaux termes de façon claire et accessible. Aucune connaissance préalable n'est requise; même les collectionneurs chevronnés pourront y trouver des précisions utiles sur les pressages canadiens.
Le mot que cette archive emploie pour toute différence documentable au sein d’une parution : un dessin d’étiquette, une usine, une construction de pochette, une couleur de vinyle ou une cartouche de cassette différente. Un titre paru était souvent réédité de nombreuses fois au fil des ans, et presque chaque réédition comportait un ou plusieurs éléments modifiés d’une fois à l'autre, parfois subtils (l'emplacement d’un texte sur la pochette, ou un logo mal placé), parfois évidents (un nouveau dessin d’étiquette). Un même numéro de catalogue peut donc compter des dizaines de variantes réalisées sur plusieurs années, et les répertorier est la raison d'être de ce site.
Chaque pressage documenté sur ce site possède un identifiant de la forme « LP.6051.1.1 », qui précise exactement quelle variation est documentée. De gauche à droite : le format (LP pour album, 45 pour simple, 8T pour cartouche 8 pistes, K7 pour cassette, RE pour ruban à bobine, CD pour disque compact), le numéro de catalogue attribué par l’étiquette (6051), un numéro de section qui regroupe les pressages par type d’étiquette (1), et un numéro de variante dans cette section (1) : FO.CATA.ET.VA. Ainsi, LP.6051.1.1 serait la première variation documentée du premier type d’étiquette de l’album Capitol T-6051 (ici : le premier pressage de Beatlemania).
Les pressages autres que Capitol portent un préfixe supplémentaire dans le champ CATA : « APP » pour Apple, « UA » pour United Artists, « US » pour les États-Unis, etc. La deuxième édition de Let It Be, par exemple, porte le numéro LP.APP6351.3.1.
Un simple sur vinyle de 7 pouces, ainsi nommé parce qu'il tourne à 45 tours par minute. Il ne comporte normalement qu’une chanson par face : la face A présente le titre mis de l’avant, tandis que la face B propose un titre secondaire. Les 45 tours constituaient le principal moyen par lequel les nouvelles chansons des Beatles parvenaient aux radios et aux acheteurs canadiens. Dans l'identifiant de variante, l’archive leur attribue le préfixe 45. Voir la page 45 tours.
Un anneau léger, en relief ou en creux, marqué dans le vinyle près de l’étiquette, laissé par la presse elle-même. Les usines laissaient des motifs d'anneau différents, de sorte que la présence, la taille et la forme d’un anneau de pressage sont un indice de plus sur l’usine qui a fait un exemplaire donnée. Voir Usines de pressage canadiennes.
Apple Records, qui faisait partie d’une entreprise plus vaste, est la maison de disques fondée par les Beatles en 1968 pour publier leur propre musique et soutenir de nouveaux artistes prometteurs. De 1968 à 1975, l’étiquette Apple a remplacé l’étiquette Capitol sur les disques. Au Canada, toutefois, ceux-ci demeuraient fabriqués et distribués par Capitol du Canada, pressés dans les mêmes usines et vendus par les mêmes réseaux. Apple restait sous le contrôle d'EMI. L'archive attribue aux catalogues de l'ère Apple le préfixe « APP » dans l'identifiant de variante. Voir les sections Apple (Albums) et Apple (45 tours).
Un autocollant apposé sur l'emballage scellé ou sur la pochette pour attirer l'attention sur un argument de vente, par exemple la présence d’une chanson à succès. Comme ces autocollants étaient souvent fixés à la pellicule protectrice, les exemplaires qui ont survécu sont rares et recherchés.
La bande de studio finale qui contient le mixage définitif d’un enregistrement, la source à partir de laquelle on grave une laque. En 1963, le Canada travaillait à partir de bandes maîtresses britanniques envoyées par le siège d'EMI ; celles-ci sonnent presque identiques aux pressages britanniques du même album. Les albums plus tardifs étaient faits soit à partir de bandes (modifiées) envoyées par le siège américain, soit à partir de plaques métalliques préparées à l’usine Scranton aux États-Unis.
Une pochette faite d’une seule pièce de carton imprimé rigide et lisse, sur laquelle l'image était imprimée directement plutôt que de coller un feuillet (slick) traditionnel sur un gabarit de carton. Certaines pochettes canadiennes pressées par Columbia utilisaient cette construction d’une seule pièce, dont le toucher et le bord diffèrent de la pochette montée habituelle et qui peut aider à déterminer quand un exemplaire a été fabriqué. Voir la Construction des pochettes.
Une cartouche à bande en boucle continue, populaire de la fin des années 1960 jusqu'aux années 1970, surtout en voiture. Le contenu est réparti en quatre programmes stéréo; le passage de l’un à l'autre produit un déclic audible et peut parfois interrompre une chanson. Les cartouches 8 pistes canadiennes des Beatles portent le préfixe 8T dans l'identifiant de variante. Voir Cartouches 8 pistes.
Ce format à bande compacte n'est apparu dans le catalogue canadien des Beatles qu'en 1969. Il est ensuite devenu le support portatif par excellence des années 1970 et 1980. Les cassettes canadiennes des Beatles ont connu plusieurs modèles d’étiquette et de boîtier et portent le préfixe K7 dans l'identifiant de variante. Voir Cassettes.
Chaque filiale nationale de la compagnie attribuait à une parution son propre numéro de catalogue, et souvent sa propre liste de pièces et sa propre pochette. Un album des Beatles paru en Grande-Bretagne sur Parlophone, aux États-Unis sur Capitol ou Apple, et au Canada sur Capitol du Canada pouvait porter trois numéros différents pour ce qui semble être le même disque. Dès 1964, les pressages faits au Canada suivaient surtout la configuration nord-américaine plutôt que le format britannique d’origine. Cette archive documente uniquement les pressages canadiens.
Columbia Records of Canada a changé de nom pour CBS en 1974 (Columbia Broadcasting System). Columbia était l’étiquette sœur de Capitol sous EMI, et l’une des nombreuses entreprises extérieures que Capitol embauchait pour presser ses disques au Canada. Un pressage CBS d’un disque canadien des Beatles se reconnaît habituellement à ses inscriptions dans la zone morte (deadwax), à l'impression de l’étiquette et à l'anneau de pressage. Voir Usines de pressage canadiennes pour comparer les usines.
Un exemplaire non autorisé fabriqué dans le but de passer pour un pressage d’origine, généralement afin de tromper les acheteurs. La contrefaçon imite une vraie parution. Elle diffère de la parution fantaisiste, qui invente un disque n’ayant jamais existé officiellement.
Le petit texte sous chaque titre de chanson qui nomme les auteurs-compositeurs et l'éditeur musical qui contrôle la chanson, habituellement avec la société de droits d'exécution qui perçoit les redevances. Sur les disques des Beatles, le crédit d'écriture est le plus souvent « Lennon-McCartney », avec des éditeurs comme Northern Songs, tandis que les pressages canadiens portent la société locale de l'époque (BMI ou ASCAP). Comme les droits d'édition et les noms de société ont changé au fil des ans, la formulation exacte sur l’étiquette est un indice utile pour distinguer un pressage d’un autre et le dater.
Le jour où un disque, ou une variante donnée, a été mis en vente pour la première fois. Cette date se distingue de celle de l'enregistrement et de celle du pressage d’un exemplaire particulier. La nuance est importante, puisqu’un même numéro de catalogue pouvait faire l'objet de nouveaux pressages et de rééditions pendant plusieurs années. Chaque réédition possède sa propre date de parution que l’archive indique lorsqu'elle est connue.
Le Dynaflex est un type de vinyle mince et souple lancé par RCA vers 1969 et présenté comme une innovation plutôt que comme une mesure d’économie. Il utilisait moins de matière et se pliait plus facilement que le vinyle ordinaire. Certains exemplaires canadiens pressés à l’usine RCA de Smiths Falls utilisent ce vinyle plus léger, ce qui aide à déterminer où et approximativement quand ils ont été fabriqués. Voir Usines de pressage canadiennes.
Il est utile de distinguer la société mère de l’étiquette. EMI était la maison mère britannique qui possédait les enregistrements des Beatles dans le monde entier ; Capitol était sa branche nord-américaine, et Capitol du Canada s'occupait de la fabrication et de la distribution canadiennes durant toute la période des Beatles. Un disque canadien des Beatles est donc un produit EMI paru sur l’étiquette Capitol, puis plus tard Apple, et pressé par l’usine que Capitol avait sous contrat.
Un exemplaire envoyé gratuitement aux stations de radio et aux critiques avant ou au moment de la sortie, généralement marqué d’une étiquette blanche, d’un timbre « promotional not for sale » ou d’un autocollant. Les exemplaires promotionnels canadiens étaient pressés en petit nombre et sont documentés ici avec PR ou PRO dans l’identifiant de variante. Au Canada, il s’agissait le plus souvent de simples exemplaires réguliers envoyés à l’avance. Voir la Discographie promotionnelle.
La feuille de papier imprimée collée sur un gabarit de carton pour faire une pochette de disque. Les pochettes canadiennes utilisaient surtout des slicks imprimés au Canada, à partir d'illustrations américaines. La plupart des disques canadiens des Beatles ont des slicks imprimés par l’un de trois imprimeurs : Parr's, Modern Graphics ou Ever Reddy. Voir les Imprimeurs canadiens.
Le cœur de carton d’une pochette de l’ère des feuillets (slicks) : une seule pièce pliée comme une couverture de livre, dont les bords supérieur et inférieur sont collés à l’intérieur en rabats intérieurs. Les cartons des pochettes Beatles de Capitol étaient fournis et assemblés par Modern Album of Canada, une compagnie distincte de l’imprimeur, ce qui explique pourquoi des surplus de cartons et de feuillets ont souvent été recombinés en pochettes hybrides. Vers la fin des années 1960, Capitol a également fait appel à Ever Reddy, qui assurait l’ensemble du processus, de l’impression à l’assemblage. Voir la Construction des pochettes.
Le dessin imprimé sur l’étiquette ronde en papier a changé au fil des ans à mesure que la marque de la compagnie évoluait, chaque dessin marquant une période de production. Capitol du Canada est passée par les étiquettes arc-en-ciel (ou Swirl pour les 45 tours), Target, orange, violette et Arc-en-ciel rétro, parmi d’autres. La génération d’étiquette d’un disque est souvent le moyen le plus rapide de le dater. La section Parutions par type d’étiquette organise toute l’archive de cette façon.
Une mesure simple de la difficulté à trouver une variante donnée, allant de courante à extrêmement rare. Elle reflète le nombre d’exemplaires produits et survivants, non la valeur d’un exemplaire, même si les deux vont souvent de pair. Le chiffre est un guide subjectif pour les collectionneurs, fondé sur les « chances de trouver un exemplaire » plutôt que sur un décompte précis ou une valeur monétaire.
L'encart de papier plié glissé dans le boîtier d’une cassette, nommé pour la forme de J qu'il prend une fois plié. Il porte l'illustration en façade, le titre sur la tranche, et habituellement la liste des pièces et les crédits à l’intérieur ou à l’arrière. C’est l'équivalent, pour la cassette, de la pochette d’un album. Voir Cassettes.
La première étape physique du matriçage. Un disque enduit de laque est gravé au tour à partir de la bande maîtresse, de sorte qu'il porte les vrais sillons d’une face. La laque est ensuite recouverte par galvanoplastie pour produire les pièces métalliques qui pressent le disque. Graver une nouvelle laque, que ce soit à partir d’une nouvelle bande ou simplement parce que l'ancienne était usée, peut donner à un pressage ultérieur un son audiblement différent. On appelle parfois la laque un acétate.
Capitol du Canada recevait des bandes maîtresses du Royaume-Uni ou des États-Unis, puis gravait une laque à partir de ces bandes, d'où l'on tirait les plaques de pressage. Celles-ci portent des numéros de matrice écrits à la main. Quand les numéros sont estampés dans le deadwax des pressages RCA, ces disques étaient tout de même pressés au Canada, mais à partir de plaques de pressage faites aux États-Unis et envoyées directement à RCA à Toronto depuis l’usine Scranton de Capitol.
Le petit crédit imprimé sur une pochette identifiant l'imprimeur : un logo accompagné de la mention « LITHO IN CANADA » ou « PRINTED IN CANADA », habituellement sur la pochette avant ou la tranche. Comme les imprimeurs se sont succédé sur des périodes bien définies, cette marque est l’un des moyens les plus rapides de dater une pochette. Voir les Imprimeurs canadiens pour le logo de chaque imprimeur.
Le matriçage est l'étape qui prépare un mixage final en vue de la gravure, en réglant le niveau et la tonalité d'ensemble pour qu'ils se transfèrent bien sur disque ou ruban. L'audio ainsi préparé est lui-même parfois appelé « le master », d'où le fait que le mot peut désigner soit ceci, soit le master métallique décrit plus haut. Le contexte indique habituellement de quoi il s’agit.
La pièce métallique négative qui imprime les sillons dans le vinyle. Les matrices s'usent et sont remplacées au cours d’un tirage; les marques qu’elles laissent dans la zone morte permettent de déterminer laquelle a servi à fabriquer un exemplaire donné. Une matrice de première génération indique généralement un exemplaire plus ancien.
La chaîne de pièces métalliques qui transforme une laque en outils servant à presser le vinyle. La laque est galvanisée pour produire une matrice négative (master); celle-ci sert à fabriquer des matrices positives, dont on tire les matrices de pressage (stampers) qui pressent chaque disque. Les marques laissées par ces pièces se retrouvent dans la zone morte et aident à identifier un pressage. Les pressages canadiens étaient produits en quantités beaucoup plus faibles et offrent généralement une meilleure qualité sonore que leurs équivalents américains. Le mot anglais « master » possède aussi un autre sens dans le domaine audio, expliqué à l’entrée « Matriçage » ci-dessus Voir Usines de pressage canadiennes.
Un disque court qui contient plus qu’un simple mais moins qu’un album complet, habituellement quatre chansons, et souvent présenté dans une pochette illustrée. C’est un disque de 7 pouces lu à 45 tours. Les EP étaient plus répandus en Grande-Bretagne et en Europe qu'en Amérique du Nord. Le Canada n’a publié qu’un seul EP des Beatles, Four By The Beatles, et il s'est mal vendu.
L'album sur vinyle de 12 pouces, le format principal pour un disque complet. Il se lit à 33 1/3 tours et a été appelé « longue durée » pour le distinguer des vieux 78 tours et du 45 tours. La majeure partie de cette archive s'articule autour des variantes de LP, marquées du préfixe LP dans l'identifiant de variante. Voir Albums.
L’étape au cours de laquelle les pistes séparées d’un enregistrement sont combinées pour créer la version mono ou stéréo finale qu’entend l’auditeur. Les mixages mono et stéréo constituent véritablement deux versions distinctes, et non un même son simplement réparti sur un ou deux canaux; c’est pourquoi les collectionneurs les considèrent séparément. Un remixage ultérieur constitue encore une autre version. Une remastérisation, en revanche, ne modifie pas le mixage lui-même : elle agit notamment sur son égalisation sans revenir aux pistes individuelles.
Le numéro de référence qu’une compagnie attribue à une parution, imprimé sur l’étiquette et sur la tranche. Capitol du Canada employait des numéros comme T-2108 ou ST-2553. Capitol du Canada avait aussi sa propre série, « la série 6000 », dont les numéros de catalogue se situaient dans les 6000. Le numéro de catalogue identifie la parution, non le pressage. Deux disques au même numéro de catalogue peuvent être des pressages très différents réalisés à des années d'écart, et constituent donc deux variations distinctes.
Le code gravé ou estampé dans la zone morte (deadwax) qui indique quelle gravure maîtresse a servi à presser cette face du disque. Les numéros de matrice donnent des indices sur la génération de pressage, les usines, la génération de master, les ingénieurs de matriçage, etc. C’est la source d'information la plus précise sur des pressages qui, vus de l’extérieur, peuvent sembler identiques. Les pages de détail de l’archive montrent des photos de matrice pour une identification plus précise.
Un disque non officiel créé par des collectionneurs ou des tiers pour une parution qui n’a jamais réellement existé, parfois comme projet hommage, parfois pour vendre un produit illégitime. Cette archive les signale du préfixe « F » (par exemple FLP pour Fantasy LP et FCD pour Fantasy CD). Ils sont rares sur la scène canadienne, mais documentés lorsqu'ils font surface.
Deux façons dont une pochette quittait l’usine scellée. La pellicule rétractable est un plastique transparent thermorétracté serré autour de la pochette, la méthode plus tardive et plus familière. Le sac de polythène est un sac ample glissé par-dessus la pochette, courant sur les premières parutions canadiennes et surtout sur les pochettes ouvrantes, où il permettait à l'acheteur d'ouvrir la pochette avant l'achat. Le type de pellicule que porte un exemplaire est un indice de son époque et de son origine : les pellicules serrées sont devenues la norme en 1965, et le sac ample n'a subsisté que sur les pochettes ouvrantes, jusque vers 1967.
Une construction de pochette où un grand feuillet avant couleur (slick) se replie sur l’arrière sur les quatre bords du carton, et où un feuillet arrière noir et blanc plus petit est collé par-dessus, ne laissant aucune bordure blanche sur la pochette avant. Jugée plus raffinée et plus coûteuse que la construction à feuillet avant, elle a été utilisée plus sporadiquement par Capitol. Voir la Construction des pochettes pour les schémas.
Une construction de pochette où les bords du slick arrière (souvent en noir et blanc) se replient sur l’avant, et où un slick avant est collé par-dessus (souvent en couleur), laissant des bords blancs visibles autour de la pochette avant. Courante sur les pochettes canadiennes des années 1960 avant que la construction enveloppante ne s'impose, et un indice de datation utile. La construction à slick arrière, autre type jugé plus raffiné et plus coûteux (et plus rare), voyait au contraire le feuillet couleur de l’avant se replier sur l’arrière, sans bord blanc sur la pochette avant. Voir la Construction des pochettes pour les schémas.
La pochette de papier générique qu’une étiquette glissait autour de ses 45 tours, imprimée du logo et du dessin de la compagnie plutôt que d'information propre à l'artiste. La plupart des simples canadiens des Beatles étaient vendus avec des pochettes de compagnie, les pochettes illustrées étant surtout importées.
La couverture cartonnée extérieure qui contient un album. Les pochettes canadiennes étaient faites en collant des slicks imprimés sur un gabarit de carton, et leur mode de construction (slick avant, enveloppante, ouvrante ou carton imprimé) est l’un des moyens les plus fiables de dater et de situer un pressage. Voir la Construction des pochettes.
Une pochette de 45 tours imprimée d’une illustration propre à la parution, plutôt que du dessin générique de l’étiquette. Les pochettes illustrées canadiennes des Beatles sont rares (elles étaient habituellement importées des États-Unis) et très recherchées. L'archive les marque de PS dans l'identifiant de variante.
La pochette en papier ou en plastique mince placée à l’intérieur de la pochette extérieure pour contenir et protéger le disque. Elle peut être unie, présenter le nom de la maison de disques et d’autres titres de son catalogue, ou encore reproduire les paroles et des illustrations propres à la parution. Son style peut, à lui seul, fournir un indice de datation. Ces pochettes n’étaient pas toujours utilisées; surtout dans le cas des pressages mono, il arrivait que les albums soient vendus avec le disque placé directement dans la pochette de carton, sans protection. Voir les Pochettes intérieures.
Une pochette qui s'ouvre comme un livre. Le disque se loge dans l’une des deux parties ou, dans le cas d’un modèle à poche unique, dans celle de droite. The Beatles' Story fut le premier album canadien des Beatles présenté dans une pochette ouvrante. Ces pochettes étaient souvent vendues dans un sac de polythène ample, ce qui permettait à l'acheteur de les ouvrir avant l'achat.
Le tout premier pressage d’une parution, offert dès le jour de sa sortie. Les tirages ultérieurs portant le même numéro de catalogue, produits à mesure que les stocks s'écoulent, sont des pressages subséquents; la remise en marché d’un ancien titre, des années plus tard, est une réédition. Sur ce site, les numéros de section et de variante rendent compte de ces distinctions pour chaque parution.
Le bord collé où les rabats repliés d’une pochette se rejoignent au verso. Les coutures sont habituellement la première partie d’une pochette à céder avec le temps, et une couture ouverte est l’un des défauts d'état les plus courants que notent les collectionneurs. Sur les pochettes ouvrantes, les coutures internes de la double page se vérifient de la même façon. Les exemplaires canadiens ont généralement un cadre solide avec une couture interne en carton, contrairement aux pressages américains dont les cadres ne tiennent souvent que par leurs feuillets (slick) collés, ce qui rend les pochettes bien plus sujettes aux coutures abîmées.
Une nouvelle préparation d’un enregistrement existant en vue de sa publication. Elle consiste à reprendre la bande maîtresse pour effectuer un nouveau matriçage, souvent afin de l’adapter à un format plus récent ou d’en rafraîchir le son. Une remastérisation n’est ni une nouvelle interprétation ni un nouveau mixage : le même enregistrement est traité de nouveau, notamment au niveau de l’équilibre des fréquences (l’égalisation, ou EQ), avant d’être transféré sur disque ou sur bande. Les cassettes et les CD canadiens ont notamment connu plusieurs séries remastérisées. L’ensemble du catalogue des Beatles a été remastérisé en 2009 afin de tirer parti des progrès technologiques et d’améliorer la qualité sonore. Il ne faut pas confondre cette opération avec les remixages anniversaires ultérieurs, réalisés à partir des pistes séparées.
Le format à bobine ouverte, ou ruban à bobines, vendu aux côtés des disques dans les années 1960 et au début des années 1970, joué sur un magnétophone de salon. Les rubans préenregistrés ne représentaient qu’une petite part du marché, visant un public audiophile de niche surtout porté sur le jazz ou la musique classique ; les rubans canadiens des Beatles sont donc extrêmement rares aujourd’hui, n’ayant été vendus qu'à quelques centaines d’exemplaires. Selon les archives officielles, une bobine des Beatles pouvait demeurer sur les tablettes pendant des années avant d'être vendue. L'archive les marque du préfixe RE. Voir Rubans à bobine.
Des marques que Capitol imprimait sur les cassettes pour signaler le procédé de matriçage utilisé sur ses bandes. SDR signifie Super Dynamic Range et désigne l'appellation antérieure de ce qui est devenu plus tard la norme « XDR ». La désignation SDR se trouvait sur les cassettes canadiennes en 1982 et 1983. XDR signifie eXtended Dynamic Range, le procédé de cassette à qualité contrôlée de Capitol, inspiré du procédé canadien SDR. L'archive traite les cassettes portant ces marques comme des variantes à part entière. Voir Cassettes.
La pochette brevetée de Shorewood Packaging est imprimée directement sur le carton, sans feuillet collé; il s’agit d’une construction en carton imprimé (posterboard). Le brevet canadien date de 1967. La mention SHOREPAK désigne la construction de la pochette, mais ne prouve pas que celle-ci a été imprimée par Shorewood Canada. Voir la Construction des pochettes.
La spirale qui mène l’aiguille de la dernière chanson vers l’étiquette. La zone qu’elle traverse est la zone morte, ou deadwax, décrite plus bas.
Un disque retiré du catalogue et marqué par la maison de disques, généralement au moyen d’une encoche dans la pochette, d’un trou perforé ou d’un coin coupé. Ces exemplaires étaient vendus au rabais, et la marque les identifie de façon permanente comme des invendus soldés.
Jusqu’en 1968, la plupart des albums canadiens des Beatles étaient offerts à la fois en mono (le même canal sonore joue à gauche et à droite) et en stéréo (des canaux différents jouent à gauche et à droite), le mono étant le plus courant avant d’être abandonné au milieu de 1968. Chaque édition avait son propre numéro de catalogue ou préfixe. Après 1968, la production canadienne était uniquement en stéréo, à quelques exceptions près. Les Beatles participaient davantage aux mixages mono, qui sont donc généralement considérés comme plus proches de leurs intentions artistiques. Les mixages stéréo étaient souvent réalisés par les ingénieurs sans validation directe du groupe. Les pressages mono de certains titres sont ainsi jugés particulièrement intéressants et retiennent l’attention des collectionneurs.
La série de rééditions économiques de Capitol, qui remettait d'anciens simples en circulation à prix réduit sous une étiquette distincte. Les parutions canadiennes Starline portent le préfixe ST dans l'identifiant de variante.
La construction de Modern Album en carton enveloppé de papier (aussi appelée pochette enveloppante ou « wrap-around »), introduite dans la seconde moitié des années 1970 pour concurrencer le Shorepak de Shorewood (imprimé directement sur le carton). Ces pochettes se reconnaissent à l’utilisation d’un seul grand feuillet couvrant l’avant et l’arrière, plié latéralement sur la tranche comme une couverture de livre. Le résultat ressemble beaucoup à une pochette à feuillet arrière, sauf à la tranche, qui ne montre aucune démarcation de feuillet à part deux petites encoches latérales aux bords supérieur et inférieur. On retrouve parfois la mention « Super Jac » imprimée sur la tranche de certains feuillets de Modern Graphics (p. ex. Something New et Second Album). Elle apparaît aussi à l'occasion (et par erreur) sur certaines pochettes en carton imprimé (posterboard) de la période 1977-1980. Voir la Construction des pochettes pour les schémas.
Le petit texte qui court de façon circulaire sur le pourtour d’une étiquette de disque, portant des éléments comme le nom du fabricant, les crédits de la société de droits et les mentions légales. Ce texte était refait presque chaque fois que le dessin d’étiquette changeait, de sorte que sa formulation et sa disposition constituent un bon moyen de distinguer une génération d’étiquette d’une autre.
Le bord étroit de la pochette qui reste visible lorsqu’un disque est rangé sur une tablette. Il porte généralement le titre et le numéro de catalogue. La formulation et la disposition du texte peuvent varier d’un pressage à l'autre; la tranche est donc un élément facile à vérifier, et son état fait partie intégrante de l'évaluation d’une pochette.
L'usine qui a physiquement fabriqué le disque. Capitol a sous-traité à d’autres fabricants pendant la majeure partie de son existence, de sorte que les disques canadiens des Beatles provenaient de plusieurs usines au fil des ans, dont Compo à Lachine, RCA à Smiths Falls, Columbia (ou CBS), et plus tard Cinram et Keel. Deux exemplaires de la même parution provenant d'usines différentes sont possibles et considérées comme des pressages différents, souvent avec des différences visibles d’étiquette, de deadwax et d'anneau de pressage. Voir Usines de pressage canadiennes pour le portrait complet.
La vitesse de rotation d’un disque se mesure en tours par minute. Les albums se lisent à 33 1/3 tr/min, ce qui permet d'enregistrer un long programme sur chaque face, tandis que les 45 tours de 7 pouces tournent à 45 tr/min. L'ancien format 78 tours en gomme-laque avait déjà disparu en 1963; aucun 78 tours des Beatles n’a donc été produit au Canada. Certains maxis 12 pouces et LP en édition spéciale tournent également à 45 tr/min afin d'offrir une meilleure qualité sonore, au prix de changements de face plus fréquents.
La bande lisse entre le dernier sillon et l’étiquette, aussi appelée le sillon de sortie. Elle porte les numéros de matrice et les marques de stamper décrits plus bas, gravés ou estampés dans les pièces métalliques ayant servi au pressage. Pour l’identification, le deadwax est souvent la partie la plus honnête d’un disque, puisque les pochettes et les étiquettes peuvent être interverties, mais pas le deadwax.