
En général, les articles contrefaits des Beatles qui font surface sont des articles américains ou britanniques, et parfois de certaines parutions étrangères plus rares (comme des pochettes néerlandaises uniques, ou de rares pochettes d’albums françaises, etc.), alors il est toujours intéressant de trouver des reproductions ou des pressages contrefaits d’articles canadiens. Cela veut dire que quelque part, d’une façon ou d’une autre, un de nos articles uniques présentait assez d’intérêt pour que quelqu’un se donne beaucoup de mal pour produire (illégalement) un pressage pirate d’un disque canadien unique.
Ceux-ci n’ont pas nécessairement été produits AU Canada, mais représentent une parution canadienne. Ils sont habituellement un peu maladroits sur le plan de la fidélité sonore (parfois par un manque flagrant de connaissances, d’autres fois volontairement, pour le plaisir, afin de ne pas confondre l’item fantaisie avec un vrai article). Quoi qu’il en soit, même s’ils ne valent pas nécessairement beaucoup d’argent, ils sont plutôt amusants et agréables à collectionner. Voici une courte liste des items fantaisie canadiens les plus courants qui ont fait surface au fil des ans.
Enfin, il semble intéressant de distinguer ici les types d’items fantaisie que l’on trouve sur le marché :
・Disques contrefaits ou piratés : reproduction illégale d’une parution officielle, cherchant à passer pour l’original.
・Disques bootleg : disque entièrement nouveau qui n’a jamais été produit, habituellement avec du matériel inédit.
・Disques fantaisie : une variante fantaisiste d’une parution officielle existante (par exemple une image de pochette différente, etc.)






















1978 a été une année intéressante pour les collectionneurs des Beatles, car Capitol avait fait préparer un lot de vinyle de couleur pour certains albums canadiens. Certains de ces titres ont aussi paru aux États-Unis et dans d’autres pays du monde (les albums Rouge et Bleu, l’album blanc), mais quelques-uns étaient propres au Canada (le Sgt Pepper’s éclaboussé de violet et le Love Songs doré).
Un employé d’une usine de pressage canadienne semble avoir expérimenté différentes options de couleur (on ignore s’il s’agissait d’une commande venue d’en haut ou d’une expérimentation personnelle), ce qui a donné quelques versions inhabituelles et étonnantes, uniques, de ces albums. La plus intéressante est la copie du Hollywood Bowl, qui n’a autrement jamais connu de parution officielle en vinyle de couleur. Voici les copies documentées, mais gardez en tête qu’il peut y en avoir (et il y en a probablement) d’autres dans la nature aujourd’hui. Malheureusement, les détails sur ces pressages sont limités puisque le travailleur qui les a expérimentés est malheureusement décédé, mais plusieurs des exemplaires listés ci-dessous provenaient à l’origine de la même collection, tirés de la même source (l’employé en question).




















Le format à bobines (aussi appelé « open reel ») était au sommet de sa popularité au début des années 1960 (bien que toujours marginal comparé aux microsillons). Il offrait une qualité sonore impressionnante (encore vantée aujourd’hui comme ce qui se rapproche le plus d’une bande maîtresse d’origine), mais restait plutôt encombrant à utiliser. Sans surprise, avec l’arrivée de formats plus conviviaux comme la cassette et la cartouche 8 pistes, leur viabilité commerciale a rapidement décliné. À la fin des années 1960, les albums à bobines étaient nettement plus chers que les autres formats, et leur contenu musical se limitait en grande partie à des genres destinés à des audiophiles fortunés prêts à composer avec la complexité de l’enfilage des bobines. L’arrivée de la technologie de réduction de bruit Dolby a encore réduit l’écart de qualité entre la cassette et la bobine, précipitant le déclin de cette dernière, et dès 1976, les rubans à bobines préenregistrés avaient pratiquement disparu des disquaires comme des détaillants haute-fidélité.
Capitol du Canada a bel et bien offert des rubans à bobines préenregistrés des Beatles, de 1964 jusqu’à environ 1968 sur sa série traditionnelle Capitol en boîte blanche de 7 pouces, puis plus tard en 1970 lorsqu’elle a réédité la plus grande partie de son catalogue sur la série Gold Box de 5 pouces. Ils n’étaient pas très populaires, visant surtout le marché audiophile (généralement plus intéressé par le jazz et le classique), alors très peu de ces rubans ont été vendus, et ils sont extrêmement recherchés par les collectionneurs aujourd’hui.
Les États-Unis ont produit le catalogue complet en rubans 3 3/4 IPS et 7 1/2 IPS, tandis que le Canada n’a produit que des rubans 3 3/4 IPS pour certains titres (à l’exception de Revolver, qui était à 7 1/2 IPS). Le Canada a peut-être importé ces autres titres non produits localement, et malheureusement, aucun des albums canadiens uniques des Beatles (Beatlemania, Twist and Shout ou Long Tall Sally) n’a jamais paru sur le format à bobines. Voici une liste des rubans à bobines canadiens des Beatles documentés.




















Ces articles ne sont pas nécessairement « rares », mais ils ont une caractéristique distinctive qui les rend dignes d’attention : qu’ils aient une importance historique sous-estimée, une particularité étrange ou qu’ils marquent un aspect intéressant de l’évolution des pressages des Beatles au Canada, ils sont ajoutés ici pour permettre aux collectionneurs d’explorer un aspect unique (parfois insoupçonné) de la collection des Beatles au Canada.










