Cet album était une tentative rapide de « capitaliser » sur la montée soudaine de popularité des Beatles, mais il offrait très peu de contenu authentique des Beatles. Si la plupart des pièces ont un lien quelconque avec le groupe, seules quatre ont réellement été interprétées par les Beatles. Les autres chansons étaient d’un groupe peu connu appelé The Swallows. Aucune des quatre pièces « authentiques » des Beatles n’a été écrite par le groupe lui-même, et deux étaient déjà parues en 45 tours l’été précédent. Sans surprise, l’album n’a pas figuré au palmarès.
Disponibilité
Cette unique variante est parue à la fin de 1964, faisant ses débuts le 5 octobre 1964. Comme le note Piers Hemmingsen dans son Discography Book Pt. 2, elle a probablement été éclipsée pendant la période des Fêtes par deux parutions bien plus attrayantes offrant du matériel véritablement nouveau : Beatles ’65 et The Beatles’ Story.
Renseignements généraux
Cet album est un exemple classique de compilation « opportuniste ». Comme ATCO / London Records ne détenait les droits sur aucun des enregistrements des Beatles chez Capitol, l’étiquette a profité de la renommée du groupe en le mettant bien en évidence comme tête d’affiche, tout en n’utilisant en réalité que quelques pièces plus anciennes de l’époque Tony Sheridan qu’elle avait légalement le droit de publier en vertu d’ententes antérieures (p. ex. le 45 tours Ain’t She Sweet).
Comme les compilations précédentes, il s’agissait d’une production américaine, mais elle a aussi été publiée au Canada, avec un disque et une pochette canadiens, distribuée par London Records pour ATCO Records. L’ensemble ne comprenait que deux « nouvelles » pièces des Beatles, car Ain’t She Sweet et Nobody’s Child étaient déjà parues quelques mois plus tôt en 45 tours. Sans surprise, l’album offrait peu d’attrait pour les amateurs canadiens et s’est mal vendu. Éclipsé par des parutions plus fortes comme Beatles ’65 pendant la période des Fêtes, il s’est vite retrouvé dans les bacs de soldes, de nombreuses exemplaires portant le fameux trou de retrait (delete hole) percé dans la pochette.
Renseignements sur le pressage
Cette édition uniquement mono a été fabriquée par Compo à Lachine, près de Montréal, pour London Records, qui assurait la distribution canadienne d’ATCO. Elle présente l’étiquette ATCO noir et argent de la première génération et des numéros de matrice gravés à la main. D’autres marques apparaissent dans la zone de sortie (trail-off), dont un « CA2 » estampé, un « M » manuscrit et « AT ». La matrice manuscrite suggère que le master a fort probablement été préparé au Canada à partir de bandes fournies par ATCO aux États-Unis, soit chez London Records, soit par une installation de matriçage tierce sous contrat.
C-12129-C CA2 AT M
C-12130-C ☖ AT M
Pochette
Bien que la maquette reflète étroitement son équivalent américain, les pochettes ont été produites au Canada et comportaient un feuillet arrière canadien distinct faisant référence à London Records. Aucune version stéréo de la pochette n’a jamais été fabriquée au Canada, puisqu’il n’est paru qu’en MONO au pays.
Emballage
Elles étaient emballées dans une pellicule plastique bien ajustée et les disques étaient logés directement dans la pochette, sans pochette intérieure.
